vendredi 20 octobre 2017

UFC QUE CHOISIR: PETITION EAU







                         Publié le : 17/10/2017  



 




Ressource aquatique - Stop à la gabegie !

Notre objectif est de 100 000 signatures.
Haut du formulaire



Les études officielles soulignent que la disponibilité et la qualité de la ressource aquatique se dégradent depuis de nombreuses années… Nous, consommateurs, qui avons été trop largement mis à contribution, refusons la fuite en avant alors que des solutions simples, concrètes et efficaces existent et coûteraient en moyenne 3 fois moins cher que les traitements actuels de dépollution.


Les constats : une eau raréfiée et polluée !
• 84 départements ont connu des restrictions d’eau cet été, dont 37 en situation de « crise », échelon le plus élevé.
• 1,9 million de consommateurs ont été exposés à une eau polluée par les pesticides agricoles entre 2014 et 2016. L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions.


Une responsable : l’agriculture intensive
• L’agriculture intensive accapare 80 % de la consommation nette estivale de l’eau, et la moitié de la consommation nette annuelle.
• L’agriculture intensive est la principale responsable des pollutions de la ressource aquatique, à hauteur de 70 % pour les pesticides et de 75 % pour les nitrates.


Une complice : la politique de l’eau archaïque et injuste !
• Les aides publiques encouragent essentiellement l’agriculture intensive et insuffisamment les modèles agricoles moins consommateurs de pesticides, d’engrais et d’eau.
• Les agences de l’eau consacrent à peine 30 % de leur budget à la prévention, qui est pourtant leur mission principale.
• Les consommateurs paient, via leurs factures d’eau, l’essentiel des taxes « consommation » et « pollution » en lieu et place des principaux préleveurs et pollueurs !


Notre demande

Dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation, dont l’objectif affiché est de promouvoir une alimentation saine et durable, nous réclamons une réforme urgente de la politique de l’eau avec une application stricte du principe de justice « préleveur-pollueur-payeur », la mise en place de vraies mesures de prévention et une aide à la reconversion des pratiques agricoles vers des cultures moins consommatrices d’eau et de pesticides.

Pour une ressource aquatique préservée, une eau de meilleure qualité et moins chère, une agriculture durable valorisée : nous ne voulons pas juste une politique de l’eau, mais une politique juste de l’eau



SIGNEZ CETTE PETITION DE UFC QUE CHOISIR







 

mardi 11 juillet 2017

Des nouvelles de la régie de Saran

Un château d'eau et une régie municipale qui ont rempli leur mission




Depuis quelques jours, le château d'eau de la Tête Noire ne ne dresse plus vers le ciel. Situé sur le point culminant de Saran, ce château d'eau, le premier érigé dans notre ville, fut dans l'immédiat après-guerre la première grande réalisation de la régie municipale de l'eau potable. Sa déconstruction était inéluctable depuis l'ouverture de la toute proche usine de traitement de l'eau de l'Orée de la forêt et surtout en raison de la présence croissante de nitrates dans l'eau extraite du forage.


 

La destruction du château d'eau de la Tête Noire marque la dernière étape de l'important chantier de modernisation du pompage et de la distribution de l'eau potable dans notre commune

En quelques années, la régie municipale a su mener à bien la construction d'une usine de traitement et d'un nouveau château d'eau à l'Orée de la forêt, le remplacement de la quasi totalité des conduites en plomb comme l'ouverture de deux nouveaux forages en forêt domaniale d'Orléans, moins exposés aux conséquences d'une agriculture trop intensive.
Ainsi, la teneur en nitrates de l'eau distribuée à Saran est aujourd'hui de 15 mg par litre contre 25 mg en 1978... et 52 mg en 2015 pour le seul forage de la Tête noire !


Le pari est donc réussi : la qualité de l'eau a été restaurée, la capacité d'extraction de la ressource est assurée pour des dizaines d'années et le tout en gestion directe et publique.


Pourtant, depuis le 1er janvier 2017, la ville a été contrainte de dissoudre sa régie créée en 1947 puisque la gestion de l'eau potable relève désormais réglementairement de l'intercommunalité et donc d'Orléans Métropole. De manière transitoire, la ville assure par convention pour le compte de l'intercommunalité la gestion quotidienne mais dans une agglomération où les régies municipales sont minoritaires face aux trusts privés de l'eau, l'avenir est incertain pour la préservation de ce bien vital des appétits mercantiles.



Le groupe de la majorité municipale de Saran







mardi 27 juin 2017

Les néonicotinoïdes: interdits.. jusqu'à quand?




Gros couac ce lundi : le ministre de l’Agriculture a dit vouloir revenir sur l’interdiction des pesticides «tueurs d’abeilles», aussitôt contredit par son collègue de l’Ecologie. Le Premier ministre a apparemment donné raison à Nicolas Hulot… tout en laissant la porte ouverte aux lobbys.


Le premier couac gouvernemental, et premier bras de fer entre Nicolas Hulot et l’un de ses collègues, aura donc concerné l’agriculture et les pesticides. On pouvait s’y attendre, tant les lobbys agro-industriels sont puissants et disposent historiquement de relais au sein du ministère de l’Agriculture. Mais le fait que ce couac concerne les pesticides néonicotinoïdes en particulier est plus surprenant.

Car ce dossier est censé être tranché depuis l’adoption en août 2016 de la loi sur la biodiversité, qui prévoit l’interdiction de ces pesticides dits «tueurs d’abeilles» et dont l’impact sur notre santé inquiète de plus en plus. Le candidat Macron avait promis de maintenir cet engagement. Sauf que pour l’obtenir dans la loi, la bataille a été âpre entre les défenseurs de l’environnement et les scientifiques d’un côté, les firmes (Bayer, Syngenta, BASF…) et représentants de l’agriculture industrielle de l’autre. Finalement, la loi prévoit une interdiction des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018.

Soit bien plus tard que dans de précédentes versions du texte et, surtout, avec des dérogations possibles jusqu’au 1er juillet 2020. Déjà, l’été dernier, la première vice-présidente de la FNSEA, devenue présidente depuis, Christiane Lambert, avait indiqué que le syndicat agricole comptait sur le gouvernement qui serait aux manettes en 2018 pour revenir sur l’interdiction des néonicotinoïdes, afin d’éviter «de tuer certaines productions», comme celle de betterave. Il semble qu’elle ait eu l’oreille du ministre de l’Agriculture du premier gouvernement de l’ère Macron, Jacques Mézard, puis de son successeur, Stéphane Travert, arrivé la semaine dernière à l’occasion du remaniement.

 

Émoi

Selon un document de travail interministériel du 21 juin révélé lundi par RMC, dont Libération a pu consulter des extraits, le gouvernement a étudié la possibilité de supprimer par ordonnance certaines restrictions d’usage de produits phytosanitaires, le nom politiquement correct des pesticides. Des mesures qui «surtransposent» (comprenez outrepassent) selon lui la législation européenne.

Trois cas de «surtranspositions» sont dans le viseur de ce document: l’interdiction de la pulvérisation aérienne de pesticides - sauf danger sanitaire grave - introduit par la loi de transition énergétique de 2015, les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP, une catégorie alternative aux pesticides de synthèse mise en place en 2009) et, donc, l’interdiction des néonicotinoïdes. Lundi matin, sur RMC et BFM TV, Stéphane Travert a confirmé le dernier volet de ce texte. Le ministre de l’Agriculture a même enfoncé le clou, en déclarant que la loi biodiversité de 2016 ne serait «pas en conformité avec le droit européen». Avant de mettre en avant l’argument préféré des lobbys : sans pesticides, pas ou peu de production agricole. «Un certain nombre de produits ont été estimés dangereux et sont au fur et à mesure retirés du marché, mais [pour] d’autres produits […] qui n’ont pas de substitutions, nous devons pouvoir autoriser des dérogations pour en permettre l’utilisation afin que nos producteurs continuent à travailler dans de bonnes conditions», a déclaré Travert. Ce dernier a aussi assuré que l’arbitrage du Premier ministre, Edouard Philippe, n’était «pas rendu».

Faux, a illico rétorqué son collègue de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, sur Twitter : les interdictions de néonicotinoïdes «ne seront pas levées, les arbitrages ont été rendus en ce sens». «Dès lors que la santé est mise en cause, je ne veux faire aucune concession», a-t-il insisté un peu plus tard devant des journalistes. Les arbitrages «ont déjà été faits, on ne va pas revenir sur la loi».

Vu l’ampleur du couac et l’émoi immédiatement suscité par les propos du ministre de l’Agriculture parmi les défenseurs de l’environnement, la réaction de la tête de l’exécutif n’a pas tardé. Matignon a dégainé un communiqué de presse lundi, peu après midi. Voici notamment ce que l’on peut y lire : «Dans le cadre des discussions sur le projet de loi "droit à l’erreur", le gouvernement a décidé de ne pas revenir sur les dispositions de la loi de 2016. Cet arbitrage a été pris à l’occasion d’une réunion tenue à Matignon le 21 juin.»

De quoi donner a priori raison à Nicolas Hulot aux dépens de son collègue. Sauf qu’à y regarder de plus près, la position du Premier ministre - qui a voté contre l’interdiction des néonicotinoïdes quand il était député, tout comme Jacques Mézard - reste ambiguë et ne ferme pas clairement la porte à ces pesticides. Car la dernière phrase du communiqué semble donner des gages à Stéphane Travert : «La Commission européenne ayant émis certaines observations sur la réglementation française afin de s’assurer de la conformité du droit français, un travail est en cours avec les autorités européennes.»

  

«Cacophonie»

«Cette phrase indique qu’il faut rester très vigilant et mobilisé», estime Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, selon qui le projet d’ordonnance du gouvernement est «un coup de force des lobbys, qui en dit long sur ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir». Pour la députée PS à l’origine de l’interdiction des néonicotinoïdes, l’argument selon lequel la loi française ne serait pas dans les clous de la législation européenne «ne tient pas debout».

Plusieurs raisons à cela, selon elle : «Le règlement européen de 2009 sur les pesticides autorise les Etats membres à prendre des mesures de précaution. L’Allemagne et l’Italie ont fait usage de cette possibilité pour interdire certains néonicotinoïdes au-delà des dispositions européennes. Et si on suit le raisonnement du gouvernement, nous n’aurions pas pu interdire le Cruiser [de Syngenta, ndlr] dès 2012 en France. Depuis 1999, chaque fois que la France a, par arrêté, retiré des autorisations de mise sur le marché pour certaines de ses substances, il n’y a pas eu de problème de conformité avec le droit européen.»

Suite à des évaluations des risques réalisées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’Union européenne a restreint en 2013 l’utilisation de trois substances actives (clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride). Par ailleurs, plusieurs interdictions sont déjà entrées en vigueur en France, comme celle du Gaucho (marque de Bayer) sur le tournesol et le maïs ou celle du Cruiser sur le colza. Delphine Batho insiste sur le fait que l’Europe est en train de décider de l’interdiction quasi totale des trois substances dont l’usage est actuellement restreint dans l'UE. Jeudi 22 juin, en effet, la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen a voté à une écrasante majorité en ce sens, sur proposition de la Commission, tenant ainsi tête aux lobbys.

Même réaction du côté du député européen socialiste Eric Andrieu, qui fait part à Libération de son «incompréhension» face à la «cacophonie» gouvernementale. Pour lui aussi, la dernière phrase du communiqué de presse de Matignon «ne tient pas la route» : «Elle ne veut rien dire, c’est un non-sens et je ne vois pas de quoi il retourne. A aucun moment le commissaire européen à l’Agriculture ne nous a fait état de l’existence d’un problème avec la France.» Tout juste semblerait-il que la Commission demande à la France de justifier l'interdiction prévue par la loi de 2016. Simple question de procédure : quand un Etat va plus loin que l'UE, il faut le notifier. Quoi qu'il en soit, cette phrase comme les déclarations de Stéphane Travert prouvent, selon Eric Andrieu, que le gouvernement «méconnaît le droit européen».

Souvent, argue-t-il, «la norme européenne est un minimum et les Etats membres ont la possibilité d’aller plus loin en termes de protection des consommateurs. Le gouvernement ne doit pas se cacher de façon mensongère derrière l’Europe pour revenir sur l’une des avancées majeures en matière de protection de la santé et de l’environnement du quinquennat précédent. D’autant que le moratoire partiel sur les néonicotinoïdes en Europe n’a pas occasionné depuis 2013 de réduction des rendements». Ce serait même tout le contraire : plutôt que de l’améliorer, les néonicotinoïdes commencent à nuire à la production. Une étude de 2014 sur 54 cultures majeures en France montre que les rendements de celles qui dépendent de la pollinisation ont décru avec leur usage. Et une équipe internationale impliquant l’Inra a révélé en 2016 qu’en augmentant le nombre et la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît le rendement de ces cultures de plus de 20 % en moyenne.

Nombreux ont été ceux, lundi, qui ont appelé le gouvernement non seulement à ne pas revenir sur l’interdiction des néonicotinoïdes, mais aussi et surtout à aller plus loin et se montrer exemplaire. «La Commission ne bouge que quand elle est titillée par certains Etats qui vont plus loin que le minimum européen, insiste François Veillerette, de l’ONG Générations futures. La France a donné l’exemple sur le Bisphénol A [un perturbateur endocrinien, ndlr], l’Europe a suivi. Il faut qu’elle donne le même exemple sur les pesticides. Bruxelles a commencé à bouger sur les néonicotinoïdes, alors que les lobbys tirent de partout pour l’empêcher d’agir. Ce n’est pas le moment pour la France de la décourager.»

 

Urgence

L’ancienne ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a aussi défendu lundi l’interdiction des néonicotinoïdes. «Les lobbys cherchent à remonter au créneau», a-t-elle dit à l’AFP. Mais «il ne faut pas lâcher ! Il faut donner le signal qu’aucune régression n’est possible sur quoi que ce soit. Sinon c’est une brèche ouverte» vers d’autres reculs. Quant à l’idée qu’il faudrait attendre les règlements communautaires pour se mettre au diapason, «il faut bien des pays à l’offensive, les plus courageux et les plus consciencieux ! La France avance face à l’inertie européenne». Pour Royal, renoncer à interdire les néonicotinoïdes serait «non seulement scandaleux pour la santé publique mais casserait aussi les industries qui veulent aller de l’avant» en investissant dans des alternatives à ces pesticides.

Voilà un point sur lequel les deux anciennes ministres de l'Ecologie de Hollande sont d’accord. Delphine Batho demande même au gouvernement «d’aller plus loin» que l’interdiction prévue dans la loi biodiversité, déjà bien tardive. Car il y urgence.

Non seulement pour les abeilles, dont le taux de mortalité a grimpé en flèche après l’introduction massive des néonicotinoïdes dans les années 90 (et dont la production de miel a été au plus bas en 2016 en France). Mais aussi pour les autres pollinisateurs, ainsi que la faune du sol, de l’air et des rivières. Vers de terre, batraciens ou oiseaux, nul n’y échappe, directement ou indirectement. Pas même l’homme. Des publications récentes pointent des risques d’effets chroniques pour la santé de ces pesticides neurotoxiques, qui agissent sur le système nerveux central des insectes, provoquant une paralysie mortelle.

Les néonicotinoïdes, qui représentent désormais un juteux marché (40 % des ventes d’insecticides mondiales), sont omniprésents dans l’environnement et se retrouvent dans nos aliments et boissons, donc dans notre corps. Certains, comme le thiaclopride - associé à la delthaméthrine dans le pesticide Proteus (Bayer), très utilisé en France sur le colza - sont classés perturbateur endocrinien potentiel, avec effets sur la thyroïde. Cette même molécule est suspectée d’être cancérigène depuis 2002 par l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA). Surtout, à la suite notamment d’une étude japonaise, l’EFSA déclarait en 2013 que «deux néonicotinoïdes, l’acétamipride et l’imidaclopride, peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain».

Les effets des «néonics» sur le développement du cerveau, en particulier des enfants, inquiètent de plus en plus. Delphine Batho rappelle ainsi que depuis l’adoption de la loi de 2016, des études scientifiques ont établi l’impact des néonicotinoïdes sur la santé humaine avec «des conséquences neurologiques défavorables sur l’être humain». Elle fait notamment référence à une étude publiée en février dans la revue Environmental Health Perspectives, la première analyse systématique de la littérature scientifique sur le sujet.

Alors que rien ne semble joué à long terme, Nicolas Hulot paraissant n’avoir remporté pour l’instant qu’une bataille mais pas la guerre, l’ancienne ministre rappelle Emmanuel Macron à ses promesses : «Il s’est engagé samedi à défendre le projet de “pacte mondial pour l’environnement”, qui inscrit noir sur blanc le principe de la non régression du droit.»







lundi 26 juin 2017

Pesticides: le gouvernement en marche.. arrière?



Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, se dit favorable au retour des pesticides de type néonicotinoïde en agriculture car pour certaines cultures, "il n'existe pas de produit de substitution". Interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFMTV, le ministre confirme qu'un document de travail interministériel envisage cette possibilité. Mais Nicolas Hulot affirme que les interdictions ne seront pas levées. Le bras de fer entre les deux ministres ne fait que commencer...

« Nous avons la volonté de gérer les impasses techniques », explique Stéphane Travert, le nouveau ministre de l'Agriculture. « Il y a des produits estimés dangereux qui sont retirés. Mais d'autres, dont nous ne connaissons pas la dangerosité, qui n'ont pas de produits de substitution ». Voilà comment Stéphane Travert a justifié ce lundi matin sur RMC-BFMTV son souhait d'autoriser l'utilisation de certains pesticides de type néonicotinoïde en agriculture. La radio s'était en effet procuré un document de travail interministériel, datant de mercredi dernier, qui évoquait ce retour possible des néonicotinoïdes, pourtant accusés de décimer les abeilles.

>> Pesticides. Les néonicotinoïdes, qu'est-ce que c'est ?

 

 

« Pas conforme au droit européen »

 

« Nous ne sommes pas en conformité avec le droit européen », estime Stéphane Travert. Les députés français ont en effet voté l'interdiction de ces pesticides, avec des dérogations possibles jusqu'en 2020. A compter de cette date, tous les néonicotinoïdes seront interdits en France. Mais les normes européennes ne sont si exigeantes et les agriculteurs français seront donc lésés, en terme de concurrence, par rapport aux autres producteurs européens qui eux continueront d'utiliser ces produits. L'Union européenne envisage néanmoins d'interdire une partie de ces pesticides.

« Le président Macron avait dit qu'il ne reviendrait pas sur cette interdiction », s'agace Jean-Jacques Bourdin. « Il a même dit : Ce qui est mauvais pour les abeilles est mauvais pour l'homme ». Le ministre de l'Agriculture assure que la dangerosité de certains néonicotinoïdes n'est pas forcément avérée et que ces produits doivent faire l'objet d'études sanitaires.


« Nicolas Hulot est contre »

 

« Nicolas Hulot est contre », lui rétorque le journaliste de RMC. « Nous allons discuter avec mon collègue ministre », répond Stéphane Travert. « L'arbitrage n'est donc pas rendu ? », lance Jean-Jacques Bourdin. « Non, c'est ma position. Je suis un homme de compromis, pas de compromission. Je veux travailler sur le sujet avec mon collègue Nicolas Hulot ». En dernier ressort, « c'est le Premier ministre qui arbitrera ».

Nicolas Hulot a aussitôt réagi : « les interdictions de néonicotinoïdes et épandage aérien ne seront pas levées, les arbitrages ont été rendus en ce sens », a déclaré M. Hulot dans un tweet.
@RMCinfo les interdictions de neonicotinoides & épandage aerien ne seront pas levées, les arbitrages ont été rendus en ce sens
— Nicolas Hulot (@N_Hulot) 26 juin 2017

Sur le retour de l'épandage aérien, dont il est également question dans le document de travail interministériel, Stéphane Travert avait confirmé dans son interview que la question était déjà tranchée : « Il n'y aura qu'une seule dérogation possible : les épandages aériens seront autorisés uniquement en cas de crise sanitaire grave et à condition de ne présenter aucun risque pour la population et les agriculteurs ».







Quand la France autorise l'exportation d'un pesticide interdit sur son sol





Fête des Résistances et des Alternatives les 8 et 9 juillet à Semoy






vendredi 23 juin 2017

Soupçons de favoritisme dans l'attribution de marchés de l'eau à Marseille





Nouvel Obs - 22 juin 2017

Marseille (AFP) - La présidente LR du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal et le président de la Société des Eaux de Marseille (SEM), Loïc Fauchon ont été placés en garde à vue jeudi dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de favoritisme dans l'attribution de marchés de l'eau à Marseille, a-t-on appris de source judiciaire.
Le maire LR de Marseille et président de la métropole Marseille Provence, Jean-Claude Gaudin a également été entendu dans l'après-midi, a précisé cette source, confirmant une information de la Provence.


Le siège de Veolia, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avait été perquisitionné fin avril dans le cadre de cette enquête ouverte, notamment pour favoritisme et prise illégale d'intérêt en janvier 2015, par le parquet national financier (PNF) concernant l'attribution, en 2013, de marchés de l'eau à Marseille.


La Société des eaux de Marseille (SEM, filiale à 100% de Veolia) s'était vu attribuer en octobre 2013 et pour une durée de quinze ans par Marseille Provence Métropole (MPM) le marché de l'eau dans 17 des 18 communes de la collectivité territoriale (un million d'habitants) et deux des trois marchés de l'assainissement. Ces quatre marchés représentent un montant total de 3,2 milliards d'euros.


La chambre régionale des comptes avait émis en 2014 de vives critiques sur l'attribution de ces contrats, regrettant que MPM les ait attribués "sans procéder à aucun débat" sur leur durée, qu'elle avait jugée "manifestement excessive.
Elle avait aussi mis en lumière "l'influence active" de l'actuelle présidente LR du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, sur les décisions "ayant abouti à l'époque au choix de la SEM".


La chambre s'interrogeait aussi sur les liens entre Martine Vassal et le PDG de la SEM, Loïc Fauchon, au travers de l'association du Conseil mondial de l'eau, organisatrice du Forum mondial de l'eau à Marseille en mars 2012 dont
Martine Vassal fut la trésorière et Loïc Fauchon le président.


En novembre 2015, le bureau et le domicile de la présidente du conseil départemental, le siège de la SEM et le bureau du directeur général des services de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole avaient été perquisitionnés.


Martine Vassal avait rejeté ces soupçons de prise illégale d'intérêts: "Ce sont les services de Marseille Provence Métropole qui ont mené l'analyse et nous avons suivi leurs préconisations", avait-elle déclaré en 2014 lors de la publication
des avis de la chambre régionale des comptes.






Fête des Résistances et des Alternatives: programme réactualisé..